Bonjour à toutes et à tous,

Avec ces quelques rubriques, vous pourrez prendre connaissance du mémoire que j'ai réalisé en première année de Master Information Communication, mémoire sur les blogs et la presse quotidienne nationale.

N'hésitez surtout pas à laisser commentaires et questions...


Dans certains pays, dont la France, une personne estimant que l'on a déformé ou fourni de façon incomplète des faits la concernant peut demander à bénéficier d'un droit de réponse. La réponse est en principe publiée dans des conditions comparables à l'article original (même corps typographique, et parfois même rubrique).

Dans le cas où ce droit ne serait pas respecté et où la personne s'estimerait diffamée, elle peut porter l'affaire devant les tribunaux dans le cadre des lois sur la diffamation, qui ne suppose pas nécessairement la calomnie : des faits exacts peuvent être considérés comme diffamatoires, comme par exemple le fait de citer des faits de nature, si on les énonce seuls, à nuire à la réputation de la personne, dans le même temps qu'on omet de citer des éléments importants qui remettraient son action dans son contexte.

Le droit de la presse édicte depuis la loi du 29 juillet 1881 (article 13) que le directeur de publication est tenu d’insérer les réponses de toute personne nommée ou désignée dans un journal. Dans la pratique, l’exercice de ce droit connaît de multiples avatars.

Toute personne nommée ou désignée dans un service de communication au public en ligne dispose d'un droit de réponse.

La loi n°2004-575 du 21 juin 2004 pour la confiance dans l'économie numérique, art 6 IV, prévoit un nouveau régime "pour la communication au public en ligne".

 

Délai pour agir :

Dans les 3 mois de la publication de l'information.

Auprès de qui agir :

La demande de droit de réponse est adressée au directeur de la publication du site.

Délai de réponse :

Le directeur de la publication dispose de 3 jours à compter de la réception pour insérer les réponses sur le site.

Modalités de l'insertion :

L'insertion est gratuite. Elle s'effectue au même emplacement et en mêmes caractères que l'information qui a causé la demande de réponse, et sans aucune intercalation.

Sanctions du non-respect du droit de réponse :

La loi prévoit une amende de 3750 euros, hors dommages et intérêts en cas de préjudice.


Vous ne pouvez pas reproduire librement un texte, une image, un son, sans le consentement de son auteur. Ceci est interdit par l'article L.122-4 du Code de la Propriété intellectuelle.

En revanche, lorsque l'oeuvre a été "divulguée" (c'est à dire rendue publique par son auteur), vous pouvez en citer des extraits, sous certaines conditions. Il faut indiquer le nom de l'auteur ainsi que la source (Article L.122-5 alinéa 3 du Code de la propriété Intellectuelle). Ce peut être une "analyse", ou une "courte citation".

Il n'y a pas de règle bien précise pour évaluer s'il s'agit d'une "courte citation" permise par la loi, ou d'un long extrait, soumis à l'autorisation préalable de l'auteur, mais cela relève du bon sens :

- Quelques paragraphes, voire quelques pages d'un livre, si cela est justifié par l'usage qui est fait, mais pas la moitié (ou plus) d'un article, d'un livre...

- En revanche, la jurisprudence interdit la citation d'une image ou d'un son, même s'il s'agit d'un simple extrait sonore ou du détail d'une image...


AdSense est un système de messages publicitaires ciblés employé par le moteur de recherche Google et par son service de webmail, Gmail.

Le courrier des utilisateurs Gmail est analysé par un robot et des publicités sont ajoutées à coté des messages en fonction de leur contenu. Ainsi, un courrier parlant de « cours », de « TD » ou encore de « professeur » se verra accompagné d'une publicité pour des sites de soutien scolaire, plutôt que d'une publicité pour un sujet complètement différent.

C’est aussi le nom commercial de l'offre d'affiliation de Google en terme de liens sponsorisés disponible depuis début 2003. Les affiliés de Google sont des responsables de sites qui diffusent des publicités de Google et qui sont à ce titre rémunérés à chaque clic.

Cette régie permet de toucher une audience plus large que celle utilisant le moteur de recherche et permet aux sites Internet d'augmenter leurs revenus. Une fois que le code permettant l'affichage des publicités est inséré sur les pages de l'affilié, les robots de Google analysent chaque page afin d'afficher des publicités ciblées en fonction du contenu. La qualité très variable des sites affiliés au programme AdSense rend ce programme moyennement attractif pour les annonceurs.

Au dernier trimestre 2004, le programme AdSense représentait 50 % du chiffre d'affaires de Google.

Weblog, blog, joueb ou carnet de bord en ligne… les synonymes ne manquent pas pour désigner le nouveau développement d’Internet. Grâce à ces pages personnelles de nouvelle génération comme beaucoup tendent à les appeler, tout internaute peut facilement créer son journal en ligne, ajouter instantanément ses commentaires, et permettre aux visiteurs de publier leurs propres contributions. Mais ce mode d’expression qui séduit 4 millions d’individus dans le monde est aussi un marché potentiel. Y compris en France, où malgré son retard, quatre acteurs principaux se partagent l’offre de services blog. Un chiffre qui pourrait être doublé d’ici le début de l’année 2006.

Numéro 1 incontesté, Skyblog, filiale du groupe Skyrock, écrase la blogosphère hexagonale. Avec plus de 40 000 blogs actifs, il fédère à lui seul les deux tiers des blogueurs français. Et le nombre de carnets hébergés est en constante progression. « Skyblog est indétrônable, le site s’appuie sur une base communautaire extrêmement solide », explique Benoît Desavoye[1], auteur d’un ouvrage en ligne de référence sur les blogs. « La rentabilité de Skyblog n’est pas mesurée. Il est intégré au réseau de sites web du groupe, et représente un volume de contenus important qui contribue à assurer notre rentabilité sur Internet », explique pour sa part Pierre Belanger, président et fondateur de la radio Skyrock.

 

Ce flou illustre en fait toute la difficulté d’un marché marqué par la cohabitation de deux modèles économiques. Le « tout gratuit » d’une part, qui, façon « pages personnelles », table sur la publicité pour s’autofinancer. C’est la voie choisie par Skyblog ou encore Joueb. D’autre part, le modèle payant, notamment défendu par la société 20six. Cette jeune société d’origine allemande, s’inspire de la tendance américaine où les hébergeurs tirent clairement le blog vers des services payants.

 

« La gratuité est un investissement pour tester un marché », reconnaît Max Niederhofer, qui a supervisé le lancement de 20six France en mai dernier. À terme, les blogueurs devraient se voir proposer différentes formules d’abonnement, et les services « moblog » (les blogs sur mobiles) qui consistent à mettre à jour son blog à partir d’un mobile par simple envoi de SMS et MMS, devraient devenir payants. « Nous négocions avec les opérateurs téléphoniques pour partager une partie du chiffre d’affaires généré par la mise à jour des sites », explique par ailleurs Max Niederhofer. Difficile, dans ces conditions, d’estimer le marché.

 

Mais il suscite bien la convoitise des plus grands. Google, dont les ambitions en matière de publicité ciblée sont connues, a ainsi acquis, en février 2003, blogger.com, l’un des précurseurs du blog aux Etats-Unis, (plus d’un million d’utilisateurs et environ 200 000 blogs actifs). La rumeur, non confirmée, veut que le montant approche les 20 millions de dollars.

 

En tout état de cause, le blogging représente de nouveaux enjeux. On ne peut présager de son avenir, bien que celui-ci se présente sous de bons hospices. Au début des années 2000, le blog était dans sa phase d’élaboration. Nous sommes actuellement dans un période de commercialisation de cet outil, viendra forcément la phase de banalisation où seuls les plus compétents (ou les plus vendeurs) arriveront à se faire entendre.

 

En attendant cette banalisation de l’outil, il existe bien une nouvelle demande de la part des internautes, et même des lecteurs de la PQN. Ce que certains qualifient d’altermédialisme, d’autres nommeraient cela une nouvelle demande en matière d’information. Et cette demande existe bel et bien avec la recrudescence des nouveaux internautes. Ces internautes, bien que prônant un nouveau système citoyen, ne rejettent pas pour autant la presse. Ils attendent seulement que les quotidiens nationaux répondent à leurs attentes : les quotidiens doivent leur apporter ce qu’ils pourraient trouver dans d’autres médias issus d’Internet tels que les sites d’information citoyenne (Agoravox, Ohmynews) ou les blogs amateurs d’information.

 

Des quotidiens tels que Le Monde, Libération et Les Échos ont compris qu’il fallait réagir à cet essor des blogs sur Internet, chacun suivant une stratégie précise dans le monde de la blogosphère.

 

Les quotidiens nationaux en ligne peuvent effectivement offrir des scénarios d'usages des plateformes de blogs bien différenciés, chacun correspondant à une stratégie distincte. Cette stratégie permettra de définir les fonctionnalités et le contenu de la plateforme de blog, ainsi que les objectifs.

 

Pour Les Échos.fr, il s’agirait d’une stratégie de présence : la plateforme propose très peu de blogs, dont la présentation est plus que rudimentaire ou volontairement basique. De plus, certaines fonctionnalités, existantes sur d’autres plateformes, sont absentes, conséquences de règles d’utilisation très strictes. La rédaction a choisi de garder un certain contrôle de sa plateforme en minimisant l’étendue de celle-ci. Les blogs des Échos.fr renvoient réellement à une sous-fonctionnalité du site Internet. Mais cette plateforme est la plus récente, ne datant que septembre 2005. Cela laisse donc à supposer de futures améliorations, qui favoriseraient la notoriété de cette plateforme.

 

La plateforme du Monde.fr correspondrait beaucoup plus à une stratégie de promotion et de fidélisation. En effet, la plateforme de ce quotidien sert à promouvoir le blog de ses invités, journalistes et collaborateurs de la rédaction, et le site Internet. Le but premier est de faire souscrire un abonnement grâce à ce nouveau service que représente une plateforme de blogging, en mettant en avant la qualité rédactionnelle de blogs de professionnels. Outre la volonté évidente d’offrir un nouveau moyen d’expression, il s’agit là d’un moyen de valorisation du site Internet, mais aussi et surtout un moyen de rentabiliser l’offre payante de l’édition en ligne. Le tout est de satisfaire tous ses lecteurs, qu’il s’agisse des lecteurs, occasionnels et réguliers, ou d’abonnés.

 

Pour Libération.fr, il s’agit également d’une stratégie de promotion et de fidélisation, bien qu’il semble que la démarche soit plus ou moins différente. La plateforme cherche avant à tout à promouvoir le travail de ses journalistes ou collaborateurs, en mettant à leur disposition un espace d’expression. De plus, cette plateforme n’est ouverte qu’à des journalistes de la rédaction, démontrant ainsi un réel projet éditorial de la part de la rédaction. Il est à noter également que cette plateforme ne contient ni publicité, ni lien publicitaire. Cela laisse supposer une volonté du quotidien, la rentabilité n’étant pas l’objectif premier. Il s’agit avant tout d’attirer le lecteur, occasionnels ou réguliers, grâce à ses blogs et de le fidéliser autour d’un blog, autour d’un auteur.

 

Il est très révélateur de voir mûrir sur Internet autant de blogs de journalistes, d’éditeurs ou autres personnages médiatiques. Cela sous-entend certainement que les médias traditionnels ne leur permettent pas de parler de tout, et qu’ils ont trouvé, par l’intermédiaire du blog, le seul support d’expression Bien que le blog soit né d’une volonté des internautes de s’exprimer au même titre que des journalistes professionnels, ce sont désormais les journalistes eux-mêmes qui tendent à devenir des blogueurs. On ne peut que ce réjouir de ce renversement, qui impose de manière évidente le blog comme un support d’expression, délivré de certaines contraintes éditoriales ou commerciales qui corrompent les médias officiels. Ce point est à nuancer pour les plateformes de blogs de la PQN.

 

Ceci dit, il ne faut pas se réjouir trop vite. D’abord, parce que les blogs de journalistes sont les plus exposés sur internet. Souvent cités par les médias traditionnels et les réseaux de blogueurs influents, ils passent souvent devant les blogs d’anonymes dans la presse, à la radio ou à la télévision. Les simples internautes n’ont que peu de moyens pour assurer leur diffusion.

Les blogs de journalistes ou de professionnels sont de loin les blogs les plus visités et les plus populaires. Mais on peut penser que certains journalistes, qui parlent en leur nom sur leur blog, ne peuvent être totalement délivrés des contraintes contractuelles et relationnelles qui pèsent sur eux, ce qui nuit sans doute beaucoup à leur crédibilité.

 

La création d’un plateforme de blog, si l’offre est assez pertinente pour générer de la satisfaction, peut donc apporter notoriété à un titre en ligne, notoriété incitant également à la fidélisation.

 

Cet essor des blogs n’échappe pas non plus à la presse quotidienne régionale. Certains quotidiens régionaux tels que l'Alsace, Nice Matin, ou Ouest France ont ouvert une plateforme de blogging. Comme l'a expliqué Luc Legay, directeur associé chez Rampazzo, une agence de conception graphique et éditoriale, « il s'agit d'une maquette mise en ligne dans le cadre d'une réflexion menée avec le Syndicat de la Presse Quotidienne Régionale. ». Les blogs peuvent, entre autres, faire partie d'un dispositif visant à élargir l'audience de la presse quotidienne régionale auprès des jeunes lecteurs.

 

Il faut tout de même relativiser, les blogs ne sont pas les seuls outils qui suscitent l’attention de la presse. D’autres initiatives, toujours en rapport avec Internet, tendent à voir le jour. Les quotidiens ont répondu ou peuvent répondre aux attentes des internautes lecteurs au travers d’une plateforme de blogs, vu le potentiel que cela représente. En parallèle de cet outil, il n’est pas inutile de se pencher sur d’autres systèmes. Par exemple, Les Échos s’intéresse actuellement à un format électronique pliable et mobile. Le quotidien économique teste actuellement plusieurs supports électroniques de publication portables, dont une feuille de « papier électronique ».

Il s’agirait du quotidien publié sur une feuille de papier électronique, transportable, actualisée en temps réel, intégrant illustrations, podcasts et vidéos, téléchargeables depuis une borne Wi-Fi, un PC ou via Bluetooth... Les Échos prévoient ce support pour 2008 et travaillent actuellement sur un prototype d'un nouveau genre.

 

Concrètement, cette version « e-paper » consiste en une feuille de plastique souple de format A4 ou A5 (la moitié du A4), qui fait office d'écran. L'utilisateur interagit à l'aide de touches intégrées en bas de la feuille. Mais le quotidien économique ne compte pas s'arrêter à ce seul nouveau support. Les livres ou ardoises électroniques devraient être expérimentés avec des abonnés actuels à la fin de cette année.

 

Côté contenu, le journal Les Échos veut proposer un cumul de l'édition papier et de l'édition web, avec la mise à jour automatique de certains articles au cours de la journée, comme le fait la rédaction en ligne actuelle.

 

« Le résultat est à mi-chemin entre le journal et Internet, mais ce ne sera pas aussi spectaculaire qu’Internet parce que l'on n'a pas accès à Internet derrière », prévient Philippe Jannet, directeur des éditions électroniques des Échos. Mais il sera tout de même possible au lecteur d'accéder aux informations de la base de données entreprises du journal. Lorsque apparaîtra le nom d'une des 20 000 sociétés répertoriées, il suffira de cliquer dessus. Le lecteur obtiendra alors code Siret (secteur d'activité), code Isin (pour les informations boursières), liste et biographies des dirigeants.

 

Au-delà, une version personnalisable de l'édition « e-paper » est envisagée. Le lecteur pourra choisir de recevoir des articles ne concernant que telle entreprise, telle région, tel secteur d'activité… Quant au modèle économique, il est loin d'être finalisé, mais, une chose est sûre, cette édition sera payante.

 

« Au départ, l'idée est de l'intégrer dans l'abonnement au site web. Après, on réfléchira à un business model », explique Philippe Jannet. « Mais on va intégrer dès le départ la publicité parce que ça ne peut pas fonctionner sans publicité. » 

Même si l’idée d’une plateforme de blogs est parfaitement justifiée, une chose est sûre : le blog entame déjà sa phase de banalisation où certains blogs font office de référence et où les annonceurs commencent à s’immiscer.

 

À chaque nouvel outil, émanant ou non d’Internet, des décisions stratégiques doivent être prises : le quotidien doit, comme tout autre média, évaluer la place qu’il pourrait y exercer, et la manière dont il pourrait l’exercer, pour rendre compte d’une réalité potentiellement intéressante, et parfois lucrative. Les quotidiens devraient faire preuve d’anticipation, même si les problèmes financiers, structurels et conjoncturels de la presse ne favorisent pas les initiatives. La veille stratégique, grâce à l’observation et l’analyse de l’environnement technique, technologique et économique, permet de détecter les menaces et de saisir les opportunités de développement. Même si la presse est vouée à se développer d’autres manières, il semble qu’une plateforme de blogging peut représenter un réel intérêt, si la démarche est originale ou fédératrice, dans la mesure où celle-ci peut représenter un faible coût. En tout cas, probablement moins coûteuse qu’une version du quotidien sur feuille électronique…

 



[1] http://www.lesblogs.com et Benoît DESAVOYE, Les blogs, Paris, M2 Éditions, 2005.

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